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lundi 13 juillet 2009

Défouloir.

Peu de sommeil en ce moment. Donc plus de temps pour songer à des choses extraordinaires.
L'autre soir d'ailleurs, Sophie mon amie américaine m'a sauvée de ma nuit solitaire en m'appelant à 2h du mat'. Scotchée à mon pieu, Massive Attack dans les oreilles , j'me suis levée en trombe. Douche, robe, sac à main, talons, allure de pétasse. Bar ouvert à Montparnasse. On cause en anglais. Sophie a eu une journée de merde. Moi aussi. On se console autour d'une tartine de cantal, d'une vodka pour Sophie et d'un très sage diabolo Grenadine pour moi.

Puis, on se fait accoster par deux types. Pas du genre fut-fut, mais plus du genre gros cons prêts à avaler n'importe quelles salades. On s'invente une vie. Sophie vient de Hong-Kong, fille de pédégé d'une multinationale qui fabrique des téléphones portables. Moi d'Espagne, fille d'illustre chocolatier. Tournage en bourrique pour finalement se tirer et les planter là. Quel bonheur de pouvoir un peu se lâcher. Foutage de gueule. Défouloir comme un autre.

D'Isidore Thérisod à Lucien Ginzburg

Funérarium

Advienne demain
Adieu divin démon
Saint Père des Porcs
Odieux des aurores
Sous la terre des orties
Aux osselets
De tes bracelets
D'or
Ecce homo
L'amour ressortira
Aux larmes
Et cetera

dimanche 12 juillet 2009

Now, you know, This is what it feels like

Pourquoi un titre de Nine Inch Nails ?
Simplement parce que j'ai envie.

Avant de commencer ce billet, je ne savais pas trop sur quoi écrire. Finalement, à l'écoute d'Explosions In The Sky, une idée me vient. J'ai pas envie d'un thème. Juste de dire ce que j'ai en tête. Juste envie de décrire comme je plane en ce moment. Un sentiment qui fait s'allonger le temps. Rien ne presse. Ne pas se dépêcher de vivre. Laisser aller les choses. J'ai confiance.

Si certains, pessimistes à leurs heures, pensent que tout va mal. Laissez moi vous dire que je n'en crois rien. Et on nous rebat les oreilles de la crise, de l'urgence. Bienvenue au Touvamaland, le pays où on vous gave d'infos sordides. Bébés congelés, sectes, crashes d'avions, pédophiles, chutes des valeurs des matières premières. Souvenez vous, lorsque vous portiez encore vos couches. Personnellement, à cette époque-là, je m'en foutais pas mal du prix du baril de pétrole. Quand on est mômes, on ignore. Et si, par la suite, l'ignorance devient risible et un critère d'exclusion ; lorsqu'on est gamin, rien ne compte. Prise en charge totale. Ne penser qu'à grandir. Faire ça bien ou mal. Mais le faire.

Puis, mis devant tout ce qui nous entoure non plus par la seule appréciation , la seule perception sensible ; nous perdons en innocence. Il faut avoir une opinion. Il faut lire. Il faut s'intéresser. Et, si par malheur, on lâche un "je m'en balance", on devient un jeune con je-m'en-foutiste, un branleur. Alors j'ose espérer que ce monde est rempli de branleurs. Je leur souhaite autant de bonheur que possible, de vivre au jour le jour, de faire confiance au monde dans lequel ils vivent, de se laisser porter, d'être fidèles à ce qu'ils sont. Branleurs allégres, je-m'en-foutistes joyeux, je vous aime.