Create your own banner at mybannermaker.com!

lundi 19 septembre 2011

Pôle emploi, le bar à putes.

Depuis un mois, je n'ai plus de taff. J'ai démissionné d'un restaurant deux étoiles au guide Michelin parce que mon sens de la déontologie et de l'éthique se sentaient heurtés par la qualité médiocre des produits et l'absence d'hygiène et de sécurité. Enfin, sans compter que j'ai du travailler au côté d'un psychopathe bipolaire, copain le matin et prêt à me planter avec son éminceur le soir. Bref, je me suis "payé le luxe" de démissionner. Alors, lorsque je me suis inscrite au Pôle Emploi, PE pour les intimes, voilà ce qu'on m'a répondu quand j'ai fait ma demande d'allocs : "Vous avez démissionné de votre travail, par conséquent pas d'allocs." Hmmm, ok. Déjà je sentais que ca allait me plaire. Alors j'aurais du attendre de me faire virer, ou alors de me faire transpercer par l'espèce de malade mental que j'avais en guise de collègue ? Bref, je suppose que ca rentre dans les normes du plan d'austérité. La nouvelle doctrine : "Sois malheureux au travail mais fais ta prière le soir au petit Jésus pour le remercier de pas devoir aller pointer". Tape des heures pour une paye de merde mais SOIS CONTENT DE CE QUE TU AS. Voilà comment j'en suis arrivé à faire le tapin. Ne vous méprenez pas. Je baise pas. Mais je tape des oeillades aux employeurs. On regarde mon CV, on l'examine à la loupe. Puis on finit par le foutre dans une corbeille à papiers. Je suis comme les putes : mon cv ne passe qu'un court instant avec les clients. Ensuite, ils m'oublient. S'en foutent que je parle trois langues mais remarquent tout de même que faire du café n'est pas précisé dans mes compétences. Le Pôle Emploi, c'est la prostitution professionnelle. A qui se vendra le mieux pour un travail de merde ? Qui sucera la queue de qui pour y arriver ? Bizarre, avec les diplômes que j'ai, je me voyais plus taffer dans un grand bureau que sur un trottoir.