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vendredi 24 décembre 2010

Il

Un bras replié sous sa tête, l'autre main posé sur le ventre : Il somnole. Courtes respirations régulières, yeux fermés. Il ne bouge pas. Son visage est apaisé. Je sais qu'Il m'entend écrire. D'ailleurs, Il vient de frotter ses orteils contre ma hanche - je suis assise près de ses jambes. J'aime le voir ainsi : serein, calme. Il a cette nonchalance propre à lui. Tel un chat, souple et gracieux. Loin d'être travaillée, sa posture est naturelle. Car dans la vie comme au lit, Il est aérien, évanescent. Son pas est leste, son maintien savamment négligé. Il est beau. Le sait-Il ?

vendredi 19 novembre 2010

Manichéenne

Manichéenne. C'est peut-être ce qui qualifie le mieux ma façon de voir les choses.
Je vais faire dans le simpliste ce soir. Mais je suis tellement désemparée que je ne me vois pas vous développer des thèses.
Tout en ne me sachant pas épargnée par ce fléau, je m'interroge quant à la violence en chacun de nous.

Où cela va t-il nous mener ?

Il doit y avoir d'autres manières de défendre ses idées qu'un flingue. Je trouve que plus le temps passe, moins nous nous montrons civilisés. Un de mes amis est mort tôt ce matin, on a tiré sur lui. Il avait 23 ans, la vie devant lui, une fiancée. Il voulait des enfants, il étudiait les sciences humaines.

Si c'est tout ce que l'on trouve à faire pour se distraire maintenant, descendre des gens. Alors, je vous suggère d'aller vous faire foutre.

Si vous avez soif de violence, entretuez-vous. Mais laissez en paix les autres.

vendredi 12 novembre 2010

Oui, j'ai le droit !

J'ai le droit de prendre mal ce qu'on me dit.

Souvent, je prends sur moi, ravale ma salive et me tais. Je crois que c'est ce que j'ai fait ce matin. Maintenant, j'ai envie d'exploser.

dimanche 7 novembre 2010

Felix, felicis : heureux.

Si j'avais à vous décrire ce que je ressens, j'ai bien peur que vous vous disiez que la bonne vieille Soledad que je suis, retourne sa veste. Or, oui. Je crois qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Et, si j'étais bien décidée à passer ma vie entière toute seule, aujourd'hui j'ai envie d'autre chose.

Les envies, parlons-en. Ces envies sont bien souvent motivées par des évènements.. Mais aussi parfois par des personnes. Et laissez moi vous dire qu'une personne vient de surgir dans ma vie. Et depuis, rien n'est plus pareil. C'est curieux comme des personnes deviennent si spéciales en peu de temps. Je suis conquise.

In my nothing, you mean everything to me...

Cette phrase m'est soudainement revenue. Je suis heureuse. Et j'ai envie de l'être. Je sors avec un homme extraordinaire.
Je crois que je n'ai jamais ressenti ce sentiment de toute ma (courte) vie. C'est tellement simple, sain, drôle, sensuel, apaisant ce qui se passe entre nous... Je ne crois pas avoir été aussi naturelle avec quelqu'un...Je ne calcule pas ce que je fais ni ce que je dis. Je ne me sens pas obligée d'être une autre. C'est un vrai cadeau qu'il me fait : me rendre mon âme. Mon innocence...

Dès lors que je le vois, je me sens la force et la volonté de mille hommes. J'ai assez d'entrain, d'énergie et de courage pour tout affronter.

You are the perfect drug, the perfect drug, the perfect drug

lundi 25 octobre 2010

La tempérance

Au 6e étage sans ascenseur de ma vie autrefois sans saveur, je contemplais, inerte, le phare de la Grande Dame de Fer. Les choses ont-elles changées ? Et d'ailleurs, suis-je celle que j'ai toujours été ?

Les quatre vertus cardinales de Platon sont le courage, la justice, la prudence et la tempérance. Et quel homme peut se vanter de toutes les posséder ? Je m'applique chaque jour à les atteindre. La justice étant pour moi la primordiale, je vois mal comment alors me résoudre à la tempérance. Il est vrai que la soif de justice entraîne une telle passion, une telle ardeur que je ne peux m'empêcher de m'émouvoir à la vue d'une iniquité. Cela dit, la tempérance, sensée être la qualité de celui qui saura maîtriser ses émotions et ses actes me semblent alors hors de portée.

Peut-être est-ce mon âge ?

Mais toutefois, je sens depuis quelques temps un changement. Tout en conservant les grandes lignes de mon caractère ; je réussis à me canaliser, à agir avec raison. Encore un coup de fameux temps. Je le laisse opérer à sa guise, le laisser penser que je crois encore à l'incapacité de ses effets sur moi. Jouer au chat et à la souris avec lui ; je dois dire que ça me plaît assez...

samedi 23 octobre 2010

WTF?

On se jure trop souvent trop de choses.
On ne tient pas nos délais, nos horaires, nos vies.
On oublie. Des personnes deviennent de vagues photographies calées dans le fin fond d'une boîte poussiéreuse oubliée dans un garde-meuble. Et au fond, c'est pour ça que j'écris. Pour ne pas oublier, même le futile, les choses dont je pourrais me passer.
La Mémoire, prise au sens strict.

Jules devient une pierre d'onyx.John, un pull oublié par mégarde à la maison. Philippe, une caricature roulée et cernée d'un élastique. Béatrice, un tableau accroché à mon mur. Terry et Trish, un guide touristique de San Francisco.

Tant de gens croisés. Chacun marqué par la présence ou l'intervention de l'autre dans sa vie. Du travail, des vacances, des mariages, des minutes interminables dans l'ascenseur, des sourires de connivence dans le métro. Qu'importe la durée, d'un instant à une vie entière. Qu'importe l'endroit, les circonstances. L'important, c'est de vivre. Et puis un jour, au détour d'une conversation, après avoir écouté une chanson, après avoir bu un verre de Corton, après avoir été bousculée par un rustre qui court sur le trottoir : se souvenir.

En pleurer, en rire, se sentir nostalgique, bête parfois, perdu, envieux. Il n'y a pas de règles. C'est la première fois où on ne vous demande que de développer le théorème à l'aide de ses exceptions.

mercredi 20 octobre 2010

Intelligentsia

A l'ère du stupide, de la provoc... (putain je fais "vieille réac" là !).. Bon je disais donc.. A l'ère du stupide et de la provoc', on tombe parfois sur de véritables "perles". J'entends là des personnes. Des personnes qui, loin de se prendre au sérieux, sont capables de remise en question.

Que je vous explique... Hier soir, je me trouve dans une pièce avec trois hommes. N'allez pas vous imaginer des choses ! Nous parlions simplement; et bien que je ne connaisse pas par coeur mes compagnons de la veille, j'ai ressenti un côté profondément authentique, franc et sans aucune crainte d'être fustigé. J'étais bien loin du cynisme ambiant. Comme certains comparent la taille de leur queue, d'autres celle de leur ego, encore d'autres comparent l'étendue de leur cynisme. Eh bien, hier soir, j'ai eu le droit (malgré l'alcool et el chocolate ) à un échange réel. Une discussion intelligente, parsemée de non-sens liés à l'état d'ébriété ambiant (surtout le mien en fait). Mais j'ai surtout écouté. J'ai été sage. Et pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai été heureuse d'assister à une conversation d'hommes : leurs aspirations, leurs pensées. Quelle bouffée d'air frais.

J'ai eu l'envie de lâcher Elle qui m'explique comment jouir, Jeune et Jolie qui me conseille afin de cacher mes cernes..

J'ai eu envie de les écouter. Et je l'ai fait. Et j'ai compris des choses. Et je les remercie ;)


Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir

Jean-Marie Gustave Le Clézio

dimanche 17 octobre 2010

It will be alright, it will be fine.

15h, je rentre à la maison dans le dimanche après-midi glacial. J'ai l'air d'un zombie. Une semaine à faire la bringue, enchainer les cours. Moi, si casanière depuis deux ans ; me voilà embarquée depuis quatre jours dans de véritables marathons.
Paradis artificiels. J'ai oublié d'oublier. La réflexion et l'absurdité cohabitent en mon esprit bien qu'aucune d'elles ne me payent loyer. Je me sens légère. Emportée. Je pense à mon enfance : Papa, Maman, les uns et les autres, Noir Désir, les dimanches à la montagne, les embruns, mes taches de rousseur, les tourtières de Mamie, les boutons de manchette du grand-oncle, Estele de la Ma chanté dix fois par messe...


But in this life, I'll give it time
Cause it's alwys spinnin' up from behind
It will be alright, it will be fine
Cause it's nothin' more ordinary life

mardi 5 octobre 2010

Claude Lefort

Claude Lefort nous a quittés. Je ne vous déblatérerai pas sa biographie, il y a des sites pour ça.

Au-delà de l'homme de lettres, il y a le vieil homme ; mon voisin.
Voilà deux ans et demi que je vis dans le studio au-dessus de son appartement. Que je le croise tous les jours dans les escaliers, sous le porche, au supermarché du coin de la rue. Toujours un mot gentil à dire, une façon très distinguée de m'appeler "Mademoiselle" même lorsqu'il me voit revenir d'une soirée un peu trop arrosée, les cheveux en pétard et les faux cils collés sur les dents. La première des personnes de mon voisinage à me considérer malgré mon jeune âge, à me féliciter pour mes traits d'humour et d'esprit.

Et, même si cela ne durait qu'une minute, j'aimais discuter avec cet homme. De simples banalités prenaient une tournure agréable, spirituelle. J'avais étudié son oeuvre au lycée et cet érudit faisait preuve d'une modestie sans fin. Rougissant au moindre compliment, gêné. Mais pourtant, on lisait dans chacune de ses rides son vécu, ses convictions, ses luttes. Il disait souvent à Maman que toute l'admiration que les jeunes étudiants en philo avaient à son égard le dépassait. Bien loin de la médiatisation, notre sage, notre philosophe s'est éteint. Mais la lumière de son oeuvre, de sa personnalité et de sa gentillesse ne cessera jamais de briller en nos coeurs.

samedi 2 octobre 2010

Time after time

Je suis tombée par hasard sur deux de mes anciens agendas. J'avais pour habitude d'y coucher ma pensée du jour, mon humeur. J'ai donc parcouru mes déprimes et mes liesses adolescentes. Cela m'a donné le sourire. Car en lisant ça, j'ai pu sentir que j'avais mûri, avancé. Et comme je trouve risibles mes plaintes, mes manies et mes intérêts égoïstes et superficiels. Je ris aujourd'hui de mes coups de calgon d'il y a 5 ou 6 ans. Mais, qui sait, un jour peut-être rirai-je en lisant ce blog où je vous conte quelques bribes de quotidien.

Pour ce qui est de mon adolescence, j'ai l'impression d'avoir dormi autant que la Belle au Bois Dormant. Mes excès d'humeur, ma fantaisie me semblent si lointains désormais. Je crois que ce sentiment nous habite quand nous sommes jeunes. L'impression d'avoir vécu tant de choses alors que nous ne sommes qu'à l'aube de notre vie.

Le temps - ce salaud - a cette vertu agaçante : l'élasticité. Le regret de mes archives personnelles me dévore en même temps que l'impatience de vivre de nouvelles expériences. Ce sentiment qui transforme les journées en années. Le même sentiment qui fait qu'une année s'écoule sans que je ne l'ai vue.

Quel salaud oui. Omniprésent, cause, effet, mort. Il est, il régit. Il est là comme un chat alangui au soleil, un chat que l'on croit endormi. Mais il est prêt à bondir, à venir me griffer les jambes comme pour me signifier que je ne peux rien contre lui.. J'ai donc décidé de lui faire les yeux doux. Et, peut-être qu'un jour, nous deviendrons bons amis.

lundi 30 août 2010

Different minds

J'ai constaté, il y a peu, que je vivais dans un monde aseptisé. Un monde où, à force que tout un chacun se voie comme un individu original et décalé, on a finalement recréé tout un système de fonctionnement, de vie en société et de goût en décalage avec la bienséance. Des moutons qui se prennent pour les hérissons de Schopenhauer. Parfois, je nous trouve triste à pleurer chers humains.

C'est en balançant une phrase assassine - et vous connaissez ma critique acerbe- que j'ai réalisé que je ne valais pas mieux. J'ai rencontré une personnalité à part. Ce n'est pas le gendre idéal, ni le rigolo de la bande. Il est juste lui. Sans masque. Sans fioriture. Sans faux-semblant.

Et, ma grande erreur de départ fut de penser qu'il était un de ces psychofreaks, de ces écorchés vifs qui ne guérissent jamais. Et comme les médecins qui s'étaient trompés sur le compte d'Antonin Artaud en lui administrant des électrochocs à répétition ; j'ai choisi de l'affronter, de l'attaquer pour le soumettre à ce que je jugeais être la normalité.

Mais au fond, quand les deux premiers êtres vivants sur cette terre ont du se croiser pour la première fois il y a des millions d'années ; n'ont-ils pas eu ce sentiment là ? On est toujours l'étranger de quelqu'un. Et moi qui me pense "passe-partout"... Suis-je la bête noire de quelqu'un ? Peut-être la sienne. Le sentiment d'incompréhension existe dans les deux sens. Et, bien souvent, on n'y pense pas.

Comme vous, je crie sur tous les toits ma tolérance, ma capacité à m'adapter. Mais dans le fond de mes entrailles se niche cette peur latente de la différence. Cette peur est peut-être tout bêtement humaine. Il faut avoir beaucoup de caractère et de volonté pour la surmonter. Je trouve ça très injuste de nous affubler d'un tel défaut.

Bref, peut-être m'aidera t-il à passer outre.. Je n'en attends pas moins de lui. Et j'ai hâte. Comme j'ai hâte.

dimanche 1 août 2010

Vendredi soir, tard.

Vendredi soir, tard. J'arrive devant le 17 du boulevard Barbés-Rochechouart. Je prends une grande inspiration. Trois mois que je ne l'ai pas vu. Trois mois de silence après que je sois partie en claquant la porte. Pourquoi c'était déjà ?

Ah. Alors que je rentrais d'une répétition avec mon groupe, il m'avait ouvert la porte de son appartement mais ne prêtait pas attention à moi. Tension palpable. J'étais recroquevillée sur son sofa, il était assis dans le grand fauteuil de cuir de son bureau. J'étais mal, malade, folle ; je pleurais silencieusement.

Et c'est là qu'il m'a asséné le coup de grâce. Non, il ne voulait pas m'aimer. Il a pris des raccourcis. Il a enfin osé dire ce qu'il a tu depuis quatre ans. "Sole, toi et moi ça ne marchera jamais. On est trop différents." Tiens donc. Il pensait que j'ignorais que je n'étais pas vraiment la bru rêvée par ses parents ? Eux, de droite, conservateurs et cathos. Moi, fille de gauchos, de hippies, une vie à l'arrache sans horaires si ce ne sont ceux du travail.

Oui. C'est à ce moment précis que je me suis levée, que je lui ai dit "Es la ultima vez que me ves. Si mientras me habías querido que te quiera...Pués supongo que esto no vale la pena". Et je me suis cassée.

Donc vendredi soir, tard ; je compose le code. 47A60. 1er étage. La porte au fond du couloir à gauche. Mes talons claquent sur le sol en marbre. Je sais qu'il entend. Qu'il stresse.

Et pourtant, mardi, il m'a envoyé ce message. "NECESITO verte". J'ai BESOIN de te voir. Et je me suis demandé -avec un peu trop d'enthousiasme- ce qu'il voulait. Il a pris tout ce qu'il y avait à prendre. Il m'a dépouillée de sentiments, de bonne humeur, de joie de vivre. Que voulait -il ?

Vendredi soir, tard, je m'arrête devant sa porte. Je sais qu'il m'a entendue arriver. Je sonne par politesse. Pour faire comme si je ne savais pas qu'il m'attendait. Il ouvre la porte, les yeux rivés sur le sol. Je reste plantée là comme une conne. Je sais pas quoi faire, vraiment. Il finit par m'attraper le bras, m'attirer dans ses bras. Je lâche mon sac, surprise. Ce n'est pas un expert en matière de démonstration de sentiments d'habitude.

Ça a peut-être duré cinq minutes comme ça. Puis, la soirée s'est déroulée comme les autres soirées auparavant. Une fée verte, puis deux. Un joint, puis deux. La voix de Maynard. I'd sell my soul, my self-esteem, a dollar at time. For one chance, one kiss, one taste of you my black madonna...Magdalena.

Et j'ai retrouvé ses bras, ma bonne humeur, ma vie. Vendredi soir, tard.

mardi 27 juillet 2010

Ama




Mum. Mamma. Madre. μάμα . แม่ . Anyuka. äiti. Oumm. Mammig. Panjo. Mamaidh. Whaea.

Maman.

lundi 5 juillet 2010

Ooooaaah.




Comme un air de déjà vu en ce début d'été. La flemme de tout. L'envie de prendre la clé des champs. Déjà un an que je vous raconte ma vie. En fragments certes. De toutes façons, vous décrire mon quotidien serait d'un rébarbatif....

Bilan d'une année de blog et de vie : un travail passionnant, deux échecs relationnels majeurs, trois jours d'arrêt maladie, quatre neveux et nièces au total, cinq heures d'attente pour assister au splitt d'Oasis en direct, six tendinites, sept rencontres magiques, huit propositions pour faire de la musique, neuf kilomètres hebdomadaires à travers paris, dix fois plus envie de vivre, 4500 visiteurs et des bananes, un milliard de raisons d'être heureuse.

Merci !

lundi 24 mai 2010

Vodka, fraises, sexe et minimale

Le titre résume fort bien mes soirées du moment.
Des fraises qui édulcorent l'amertume que je peux avoir parfois, de la vodka pour m'enivrer, décupler mes sens, ma perception et mes affects et de la minimale comme invitation au voyage.

Et Dieu sait qu'en ce moment, nous avons tous besoin d'évasion. Le sexe, les fruits frais, un petit peu d'alcool et de la musique : voilà à quoi ressemble mon nirvana.
Pas de salace, même si parfois le vice est poussé loin. Pas de sentimental, ça je reste définitivement persuadée que ce n'est pas fait pour moi. Juste du charnel, du gourmand, de l'aérien, de l'ailleurs, du jouissif, du tantrique, du cri, du cru, du frisson, de l'extase, du plaisir, de la griffure dans le dos. En un mot comme en mille : la vie.

lundi 26 avril 2010

La vie comme un roman

La vie comme un roman dont on tourne les pages. L'épaisseur de A La recherche du temps perdu de Proust. Voilà mon histoire pour le moment. Et chaque jour, j'en écris des pages et des pages. Même si je n'ai pas le temps de le retranscrire ici... le temps défile à une vitesse infernale. Le temps du temps en somme. Ecrire me manque et voilà pourquoi je suis ici. Que dire sinon qu'en ce moment je suis heureuse. Je suis tellement heureuse que je me fais peur. C'est comme s'il fallait se jeter du haut d'une falaise. Suis-je prête à faire le grand saut ?

samedi 13 février 2010

Réveil.

Money, get away.
Get a good job with good pay and you're okay.


Un bon Floyd, une clope, un grand verre de San Pe. Et je suis partie pour 6 minutes de grand trip. Pour palier à une soirée solo, j'ai trouvé le cocktail parfait. Suis au pieu en robe de soirée.

2h du mat'. En fait, je me réveille à peine. J'ai la tête dans le cul. Waters et Gilmour sont là pour m'aider à m'réveiller. Merci les gars.

Bilbo, BBK et tous mes CDs. Mon salon est un vaste bordel. Ma vie est un vaste bordel.

You, Yes You, Stand Still Laddie!

lundi 25 janvier 2010

Projets

Retour d'une visite au Père Lachaise avec Amandine . Au détour des allées, après le traditionnel baiser sur la tombe d'Oscar Wilde ; nous avons fait des projets. Curieux endroit pour parler d'avenir. Nous avons envie de voyager, de prendre un appartement, d'ouvrir un restaurant ensemble.

Grande décision : nous irons dans toutes les grandes et moyennes villes de France pour commencer. On doit établir un calendrier mais cette année, on n'est pas près de s'arrêter de bouger. Nantes, Rennes, Strasbourg, Avignon... J'ai hâte !
Cet été, je l'emmène à Bilbao, qu'elle sache d'où je viens.

Pour ce qui est de l'appartement, ça sera sûrement plus coton. Mais bon, anyway, on a le temps. Et pour le restaurant : ça me tient vraiment à coeur. J'ai hâte, j'ai envie de brûler les étapes.

Mais comme dit l'adage : Patience est mère de sûreté.