Au 6e étage sans ascenseur de ma vie autrefois sans saveur, je contemplais, inerte, le phare de la Grande Dame de Fer. Les choses ont-elles changées ? Et d'ailleurs, suis-je celle que j'ai toujours été ?
Les quatre vertus cardinales de Platon sont le courage, la justice, la prudence et la tempérance. Et quel homme peut se vanter de toutes les posséder ? Je m'applique chaque jour à les atteindre. La justice étant pour moi la primordiale, je vois mal comment alors me résoudre à la tempérance. Il est vrai que la soif de justice entraîne une telle passion, une telle ardeur que je ne peux m'empêcher de m'émouvoir à la vue d'une iniquité. Cela dit, la tempérance, sensée être la qualité de celui qui saura maîtriser ses émotions et ses actes me semblent alors hors de portée.
Peut-être est-ce mon âge ?
Mais toutefois, je sens depuis quelques temps un changement. Tout en conservant les grandes lignes de mon caractère ; je réussis à me canaliser, à agir avec raison. Encore un coup de fameux temps. Je le laisse opérer à sa guise, le laisser penser que je crois encore à l'incapacité de ses effets sur moi. Jouer au chat et à la souris avec lui ; je dois dire que ça me plaît assez...

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Hejje