Depuis un an et demi que j'ai migré vers la capitale, la vie m'aura apporté son lot de surprises, de joies, de défis, de peines, d'amour, de plaisirs, de secrets , de mensonges.
Mais hier, un coup de massue. Elle part. Elle s'en va.
Regardez la petite bannière en haut. La bouche d'ébène. C'est elle. Ma pygmée, mon double, celle avec qui je peux rester sans parler mais qui me comprendra quand-même, celle qui m'a portée, supportée, tenue tête.
Avec nous, aucun Jules n'aurait tenu le coup. Car c'est toujours l'amitié qui prend l'quart.
Une histoire écrite à deux. Une boulotte blanche et extravertie. Une petite black pas causante.
A coups de solidarité, de soutien, d'Orangina, de soirées Super Nintendo, de critiques acerbes, de moqueries, de dédain au monde entier, de regards complices et de piques lourdes de sens...
Elle a éteint l'incendie de mon esprit, m'a apaisée.
Et voilà qu'elle se barre.
Oh, pas à cause de moi.
Juste ce pays. Juste que le coche a été raté.
Elle me manquera. A ses 8 heures d'avion. Mais il y aura des soirs où l'on pensera aux mêmes trucs triviaux. On sera toujours aussi synchros.
Rien ne saurait me la faire oublier.

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Hejje