Comme le morceau de Ludovico Einaudi.
Le verbe italien Svanire signifie "disparaître". Nous disparaîtrons tous un jour, c'est inéluctable. Nous continuons à vivre dans la mémoire des êtres aimés. Enfin, souvent oui. Parfois non.
Si le souvenir est entretenu, comme l'ont fait mes parents avec mes grands-parents, on perçoit presque la présence de l'être en question.
Je sens parfois, son âme bienveillante, le son de la musique jazz, les costumes en tweed et ses chapeaux de feutre.
Et parfois, je me demande...Comment se souviendra t-on de moi ? Quand ma nièce de 6 ans me dit au téléphone "tu me manques Tata". Je me demande ce dont elle se souvient de moi durant mes longues absences. Si c'est mon parfum, mon visage, nos câlins, nos "je t'aime", mes cheveux qu'elle aime à coiffer, les berceuses que je lui chante. Va savoir.
Quand je ne serai plus là, j'aimerais qu'on se souvienne de moi. Oh, pas tout le monde. Seulement ceux qui, vraiment, ont compté.
Parfois j'essaye de me rappeler les gens qui sont décédés quand j'étais gosse. Et je dois dire qu'il m'est difficile de me remémorer tous les visages, toutes les odeurs.
Comme quoi, même quand on disparaît, le reste, le souvenir s'érode. Et lui aussi s'évanouit.

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Hejje